Photographes | Régine Temam |
MA DEMARCHE
COMMENT JE SUIS DEVENUE PHOTOGRAPHE
C'est un samedi de 1990. Je tourne en rond dans mon appartement en compagnie de mon fidèle ami. J'ouvre un placard au hasard et j'en sors un appareil de photos « Lubitel », format 6X6, que j'avais gagné à une loterie, alors que j'étais encore lycéenne. Il fait beau. Je dis à mon interlocuteur : « Et si je me mettais à faire de la photo, ça m'aiderait peut-être à vivre ? » Silencieux comme toujours, G. ne répond pas mais je lis dans ses yeux un signe d'encouragement.
La photo ne tarde pas à devenir réflexe. Je sors armée, filtrée, pelliculée.
Je m'en tiens au noir et blanc, au trait de fusain. Ce n'est que plus tard que j'introduis la couleur, créant ma palette au gré des thèmes que je retiens. Je convoque des danseurs, retiens la pirouette, accapare le grand écart. Ainsi, à Vienne, je repère toutes les vitrines où trônent des mannequins dont la capitale autrichienne a l'exclusivité, pour capter ces visages de poupées aux confins de la réalité.
Tant que j'aurais des yeux pour voir et des bras pour tenir, je chercherai tantôt passionnément, tantôt désespérément, à immortaliser cet éphémère qu'est la vie, cette pérennité qu'est la beauté.
Les images sont livrées en 13X18 ou 18X24
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Bonnie
"Bonnie" : mannequin de vitrine photographié à Vienne : Nikon F90 sans flash
50,00 euro
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Dites le
Nikon F90 sans flash. Chez un fleuriste, à Paris
30,00 euro
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